Guide · mis à jour le 26 octobre 2026
Le livre des recettes du micro-entrepreneur
Le livre des recettes est le seul registre que presque tous les micro-entrepreneurs doivent tenir. Il sert à garder une trace de ce que vous encaissez, et à retrouver le chiffre d’affaires à déclarer à l’Urssaf. Voici ce qu’il contient et comment le tenir sans y passer du temps.
Prêt à l’emploi. L’outil Livre des recettes classe vos encaissements, calcule les totaux par période de déclaration, surveille le plafond et exporte le tout en CSV.
En bref
- Vous inscrivez chronologiquement chaque recette encaissée : son montant et son origine (le client ou la société qui vous a payé).
- Vous indiquez le mode de règlement, en distinguant les espèces des autres règlements, et la référence de la pièce justificative (numéro de facture).
- Vous faites le total tous les 3 mois.
- Vous conservez le livre et les pièces 10 ans à partir de la clôture de l’exercice.
Que contient-il ?
Le livre recense le montant et l’origine des recettes que vous percevez, au fil de leur encaissement. Pour chaque ligne :
- le montant et l’origine de la recette : l’identité du client ou de la société mandataire ;
- le mode de règlement : chèque, espèces ou autres (carte bancaire, virement) ;
- la référence de la pièce justificative, par exemple la numérotation des factures ou des notes ;
- pour une activité libérale, la date et la forme du versement des honoraires.
Pour les ventes au détail et les services rendus à des particuliers, vous pouvez inscrire les informations globalement en fin de journée quand chaque montant est inférieur à 76 €.
Les écritures ne se modifient pas
Une fois enregistrées, les écritures ne peuvent pas être modifiées. Si vous vous trompez, vous ajoutez une écriture qui annule la première, puis vous saisissez la bonne. C’est exactement ce que fait le bouton « Corriger » de l’outil.
Comment le tenir ?
Vous avez le choix entre des livres comptables papier achetés dans le commerce, des modèles officiels à télécharger et à remplir, ou un logiciel comptable. Le livre des recettes peut aussi être tenu sous forme électronique, à condition d’être identifié et daté au moment où il est établi, par des moyens offrant toute garantie de preuve. Pensez à exporter régulièrement votre livre : l’outil propose un export CSV et un export JSON.
Et le registre des achats ?
Il n’est exigé que si votre activité consiste à vendre des marchandises, des objets, des fournitures ou des denrées, ou à fournir un logement. Les prestataires de services en sont dispensés. Il récapitule chronologiquement, par année, le détail de vos achats : date et mode de paiement, référence de la pièce justificative et montant.
Combien de temps le garder ? Et si on ne le tient pas ?
Le livre des recettes et les pièces justificatives se conservent 10 ans à partir de la clôture de l’exercice comptable concerné.
Le fait de ne pas tenir le livre des recettes n’est pas sanctionné. En revanche, le faux et l’usage de faux le sont : inscrire de fausses informations ou présenter un registre falsifié, par exemple pour obtenir un prêt, vous expose à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Tenir son livre reste surtout votre meilleure défense en cas de question sur votre chiffre d’affaires.
Lien avec votre déclaration
Le total d’un mois ou d’un trimestre est le chiffre d’affaires à déclarer à l’Urssaf avant la date limite. Voir le guide Déclarer son chiffre d’affaires. Si vous exercez une activité libérale et bénéficiez de la franchise en base de TVA, vous devez aussi tenir un registre par année des achats de biens et de services et un livre journal détaillant jour par jour vos recettes professionnelles, et conserver les factures et autres pièces justificatives.
Questions fréquentes
Un paiement reçu en janvier pour une facture de décembre va-t-il dans quelle année ?
Dans l’année de l’encaissement : le livre enregistre les recettes encaissées, à la date où vous les percevez.
Faut-il y inscrire la TVA ?
En franchise en base de TVA, il n’y en a pas : le montant inscrit est le montant encaissé.
Mon livre peut-il être sur un tableur ?
Un livre électronique est admis s’il est identifié et daté au moment de son établissement par des moyens offrant toute garantie de preuve. Un tableur modifiable sans trace n’offre pas cette garantie : c’est pourquoi l’outil conserve les écritures et ne permet de les corriger que par une écriture inverse.
Sources
- Obligations comptables du micro-entrepreneur, service-public.gouv.fr (page vérifiée par la DILA le 7 septembre 2026)
- Registres obligatoires du micro-entrepreneur, service-public.gouv.fr (page vérifiée par la DILA le 21 février 2026)
Page rédigée le 26 octobre 2026, mise à jour le 26 octobre 2026. Les chiffres viennent de la page Sources. Ce guide ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable.